Le gouvernement uruguayen vise une réforme de la sécurité sociale

La LUC contient des articles qui ont été fortement remis en question par les secteurs d’opposition, les syndicats et les organisations sociales.

Suite au référendum sur la loi d’urgence (LUC), le président uruguayen Luis Lacalle Pou a annoncé qu’il se concentrera sur les réformes concernant la sécurité sociale et l’éducation.

Accompagné de plusieurs fonctionnaires, Lacalle Pou a fait preuve de fermeté pour entreprendre les réformes proposées, faisant même allusion à une future réduction d’impôts.

Avec 100 % des suffrages exprimés dimanche, le Non a remporté le référendum sur la LUC, base du projet de gouvernement du président uruguayen.

Le correspondant de Telesur en Uruguay, Mateo Grille, a commenté que le parti au pouvoir a souligné que les résultats du référendum de dimanche dernier constituaient une approbation du gouvernement, malgré le fait qu’il n’ait pas reçu le soutien attendu.

Selon le journaliste, l’opposition a indiqué que, bien qu’elle ne soit pas parvenue à abroger les articles de la LUC, elle a réussi à augmenter le nombre de votes, réalisant ainsi un équilibre des forces. Grille a maintenu que les résultats montrent un pays divisé en deux moitiés bien définies.

Le Non a remporté le référendum sur la LUC avec 49,8 %, contre 48,8 % pour l’option du Oui.

Les partisans du Oui au référendum, dont le Frente Amplio (opposition), ont mené une campagne visant à abroger 135 des 476 articles de la LUC, tandis que la coalition du Non est favorable à la loi et au gouvernement de Lacalle Pou, considérant qu’elle a bénéficié à la population.

La LUC contient des articles qui ont été fortement remis en question par des secteurs de l’opposition, des syndicats et des organisations sociales, qui affirment que la législation limite le droit de grève, établit la figure de “l’apparence criminelle” et permet les expulsions expresses.

Ils affirment également que la LUC élimine le caractère obligatoire de l’éducation initiale et augmente la limite des transactions en espèces, entre autres aspects.

Source : https://www.telesurtv.net/news/gobierno-uruguay-reformas-seguridad-social-educacion-20220328-0035.html