Le Salvador applique un régime d’urgence en réponse à la vague de violence

La police nationale civile du Salvador (PNC) a indiqué que samedi a été la journée la plus violente de l’histoire récente du pays, avec un total de 62 meurtres.

L’Assemblée législative du Salvador a approuvé tôt dimanche matin la déclaration d’un état d’urgence de 30 jours en réponse à la vague de violence qui balaie le pays d’Amérique centrale.

Le pouvoir législatif salvadorien (composé de 84 députés) a indiqué sur son compte Twitter officiel qu’avec 67 voix pour, “nous avons approuvé la demande du président Nayib Bukele, dans le sens de décréter un régime d’urgence pour faire face aux graves perturbations de l’ordre public”.

“Par ce décret, nous avons approuvé la suspension, pendant 30 jours à compter de sa publication au Journal officiel, des garanties constitutionnelles envisagées dans les articles 7, 12, 13 et 24 de la Magna Carta”, a-t-il déclaré.

Les articles mentionnés concernent la liberté d’association, les droits de la défense, la détention administrative, l’inviolabilité de la correspondance et des télécommunications.

Samedi soir, le président salvadorien a demandé au Parlement de décréter d’urgence le régime d’exception, qui peut être appliqué en cas de guerre, d’invasion, de rébellion, de sédition, de catastrophe, d’épidémie ou autre calamité générale ou de graves troubles de l’ordre public.

La plénière législative a débuté sa session spéciale par une minute de silence à la mémoire des victimes de la vague de criminalité qui balaie le pays.

La police nationale civile (PNC) du Salvador a indiqué que samedi a été la journée la plus violente de l’histoire récente du pays, avec un total de 62 meurtres, dans le contexte d’une escalade de la violence qui a commencé vendredi dernier.