La CIDH attend l’autorisation de se rendre en Colombie

COLOMBIE : 18 MAI 2021

Plusieurs organisations ont demandé une mission de vérification de la Commission interaméricaine des droits de l’homme, afin d’examiner les allégations de violations graves et multiples des droits de l’homme dans le contexte de la grève nationale qui a lieu depuis le 28 avril.

La semaine dernière, des ONG telles que Temblores, ont soumis un rapport à l’organisme international et mardi matin, une nouvelle visite des sénateurs Gustavo Bolivar et Alexander Lopez Maya à la Commission à Washington, D.C. a été annoncée.

D’après ce que l’on sait, la Commission attend l’autorisation du gouvernement pour pouvoir effectuer une visite de vérification en Colombie.

La juridiction militaire n’est pas compétente pour enquêter ou juger les violations des droits de l’homme : CIDH

La Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) a publié une déclaration dans laquelle elle exprime sa préoccupation quant à la gravité et au nombre élevé de plaintes pour violation des droits de l’homme dans le contexte de la grève nationale en Colombie.

Selon la CIDH et le rapporteur spécial pour la liberté d’expression, un suivi a été fait de la réponse de l’État aux manifestations qui ont débuté le 28 avril et des plaintes qui ont été déposées jusqu’à présent.

Dans le communiqué publié le 17 mai, la commission assure qu’elle prend bonne note des violations des droits de l’homme telles que les disparitions forcées, les violences sexuelles contre les femmes, les meurtres de personnes lors des manifestations et les agressions contre les défenseurs des droits de l’homme.

Le rôle de la presse est fondamental et doit être respecté, affirme la CIDH.

De même, la CIDH a déclaré regrettables les attaques contre des membres de la presse qui ont été enregistrées et elle a rappelé que l’exercice de la communication doit bénéficier d’une protection particulière dans le contexte que traverse la Colombie.

Une autre des principales préoccupations de la commission est la preuve du déploiement des forces militaires pour renforcer la sécurité des citoyens, pour cette raison, elle a ratifié que l’État doit limiter au maximum la participation des forces militaires dans les tâches de sécurité interne.

Il a été également rappelé que “la juridiction pénale militaire n’est pas la juridiction compétente pour enquêter, poursuivre et punir les auteurs de violations des droits de l’homme”, compte tenu des annonces du gouvernement national dans lesquelles il est assuré que les enquêtes sur les plaintes multiples seront assumées par cette juridiction.

La Commission interaméricaine a appelé à un dialogue urgent entre le gouvernement et les citoyens.

Enfin, dans la déclaration, la CIDH a demandé l’instauration d’un dialogue urgent entre le gouvernement et les citoyens pour aider à surmonter la crise actuelle que traverse le pays et a rappelé que les demandes formulées par les citoyens sont légitimes.

Source: Alba TV

Traduction: France Amérique Latine 33