La répression policière continue à Cali, en Colombie

Les manifestants affirment que la police, les militaires et les paramilitaires massacrent les gens à Univalle et à la minga. | Photo : Capture d’écran

Posté le 10 mai 2021 

Des agents de police ont enlevé huit manifestants dans le quartier de Meléndez, à Cali, ont affirmé des utilisateurs des médias sociaux.

Les citoyens colombiens ont dénoncé aux premières heures de la matinée de lundi la poursuite de la répression par la police des mobilisations sociales dans la ville de Cali, devenue l’épicentre des protestations qui, depuis 13 jours, sont menées contre le gouvernement.

L’utilisateur du réseau social Twitter Yanis Ordóñez (@OrdonezYanis) a déclaré qu’à 23 heures, des éléments de l’escadron mobile anti-émeute (Esmad) de la police nationale “ont attaqué et enlevé des manifestants à Cali”.

Dans une vidéo publiée sur son compte, il a fait remarquer que la police “a pris tous les jeunes de la ligne de front du quartier Meléndez, s’il vous plaît partagez. Huit disparus, tous ceux de la première ligne ont été enlevés”.

Stiven López Cardona (@StivenLopezC), a également mis en ligne une vidéo et a tweeté : “Pendant ce temps, @JorgeIvanOspina (le maire de Cali) envoie des policiers armés, des militaires et ses chiens paramilitaires, pour massacrer la population d’Univalle et de la minga”.

L’escalade de la répression à Cali intervient après que le président colombien Iván Duque a annoncé dimanche qu’il allait renforcer la présence de la police et de l’armée dans la ville, capitale du département du Valle del Cauca (sud-ouest).

Le ministre colombien de la Défense, Diego Molano, a confirmé quelques heures plus tard le déploiement de 10 000 policiers et de 2 100 soldats à Cali pour “garantir la sécurité”.

“Il ne peut y avoir de violence ici, nous ne pouvons pas permettre des blocages qui génèrent de la violence, des blocages qui ont fatigué les citoyens et qui sont aussi un crime”, a-t-il déclaré.

Le Conseil régional indigène du Cauca (CRIC), pour sa part, a annoncé tôt lundi matin que sera autorisé pendant 24 heures “un couloir humanitaire” à Cali, pour assurer le passage de nourriture, de médicaments et autres.

Le 28 avril dernier, les Colombiens ont entamé une grève nationale pour rejeter les politiques néolibérales mises en œuvre par Duque, qui a répondu par l’usage de la force publique contre les manifestants, dans des actions qui ont fait au moins 47 morts et plus de 500 disparus.

Source: Telesur

Traduction: France Amérique Latine 33