Venezuela : Open Society, la façade de George Soros pour investir et piller

27 Avril 2021

Un vaste réseau d’ONG a été déployé pendant ces dernières décennies sur toute la planète, beaucoup d’entre elles sous l’influence directe des fondations de George Soros, non seulement pour imposer des récits qui servent les médiocraties locales et les intérêts étrangers dans un pays mais même pour influer sur les lois qui régissent les structures judiciaires des démocraties représentatives.

Au Venezuela, l’organisation non gouvernementale la plus médiatisée avec l’encre aiguisée pour créer des dossiers, est le Programme Vénézuélien d’Education-Action, plus connue sous son sigle PROVEA. Mission Vérité a dénoncé les actions de cette ONG aussi bien à l’intérieur du pays qu’à l’étranger.

Quelles sont ses intentions, déguisées en philosophie dans sa version idyllique? Il faudrait connaître l’individu en question.

Qui est George Soros ?

Né Hongrois, il portait le nom de Gyorgy Schwartz et a vécu en Hongrie jusqu’à l’adolescence. Il a eu la « chance » que la Wehrmacht envahisse le pays en 1944, il a collaboré avec les nazis en leur remettant des Juifs qui seraient conduits dans des camps de concentration, en les aidant à les voler et à dresser la liste de leurs propriétés. Il n’avait que 14 ans. 

Après la victoire soviétique sur les nazis en 1945, Soros est allé à Londres faire des études d’économie dans les années 50. Là, il a connu le philosophe Karl Popper, qui allait influencer sa vision libertaire de la politique pour combler le vide théorique de ses ambitions financières. Il est entré en action avec la banque Singer & Friedlander de Londres et ensuite s’est rendu aux Etats-Unis pour travailler avec F.M. Mayer de New York. Ensuite, il a créé sa propre fondation de spéculation financière, Quantum Fund, qui est toujours sa principale voie d’opération mais qui a surtout servi à briser la livre sterling et à amener ainsi à Soros son premier milliard en application de sa maxime :

« Trouve une tendance dont la prémisse soit fausse et joue ton argent contre elle ».

Le déploiement de ses ONG concorde avec ses ambitions d’expansion financière, aussi a-t-il basé son projet sur les concepts de société et économie de Popper, des odes aux démocraties représentatives pour leur capacité à se développer jusqu’à réduire l’Etat au maximum et à donner la plus grande place au marché.

En 1993 il fonde le  Open Society Institute dont le système de financement est devenu une structure mondialisée et a pris le nom de Open Society Foundations. La société ouverte (open society) a pris la forme d’un mouvement financier et derrière le rideau s’agitent des lobbys de banques et de fonds d’investissement avec leurs institutions qui les rendent légaux : le FMI et la Banque Mondiale sous les ordres de Washington et de Wall Street. En fin de compte, il est membre du Carlyle Group, un cartel de riches qui veulent devenir plus riches. 

Le concept open society

Soros lui-même a écrit et publié un livre en 2000 intitulé  Open Society: Reforming Global Capitalism  dans lequel il parle des sociétés ouvertes qu’il génère avec le mouvement des ONG. La société ouverte « a le grand mérite d’assurer la liberté de pensée et d’expression en ouvrant un large spectre à l’expérimentation et à la créativité ». Il se réfère, évidemment, à ces sociétés dans lesquelles la pénétration capitaliste a été sans grandes failles ni résistances dans certains territoires dans lesquels les conditions étaient idéales pour ce que les technocrates appellent le « libre marché. »

Soros suggère que « les Etats-Unis, l’Union européenne et beaucoup d’autres parties du monde se rapprochent de la qualification de sociétés ouvertes. » Pire, « les concepts de société ouverte et d’économie de marché sont intimement liés et la capitalisme mondial nous a apporté ce qui est le plus proche d’une société mondiale ouverte ». La société ouverte idéale « est ouverte à l’échange et à l’amélioration ». En quelques mots, le turbo-capitalisme financier comme dogme.

Les ONG qu’il finance à travers sa fondation seraient les piliers politiques et juridiques destinés à calmer un certain « fondamentalisme du marché » comme il l’appelle lui-même. La démocratie sans Etat protectionniste serait une image destinée à créer « les lois et les institutions qui seraient nécessaires pour la coexistence de la pléthore d’individus et la multiplicité des communautés et pourrait arriver à une société mondiale. »

Mis à part tous les écueils qu’amène avec elle l’invasion capitaliste dans un territoire « vierge » destiné exclusivement à l’extraction de matières premières comme les pays latino-américains ou des pays semi-pseudo industrialisés comme les pays d’Europe de l’Est que nous connaissons bien, la propagande dans ces zones infestées d’ONG financées par l’Open Society Foundations dit que le peuple de Soros a cette éthique du mauvais Etat contre le bon civisme et de la séparation des pouvoirs, petits miroirs idéologiques typiques des défenseurs de la démocratie représentative ou de ce qu’il en reste dans le monde.

Une société qui comprend des individus sans scrupules, ouverts au marché (contrôlé par des corporations et des banques anglo-saxonnes, rien à voir avec les BRICS ou d’autres alternatives) et ayant détruit la culture de peuples et de régions entières : c’est l’image réelle de la société ouverte.

La portée structurelle des ONG financées par Open Society

Ce n’est pas un hasard si Poutine a expulsé la fondation de Soros en 2003 parce que le but du spéculateur en série est de « renforcer une société mondiale ouverte ». Pour cela, il a ses organisations stars International Crisis Group, un think-tank connu pour ses rapports sur des situations limites et des situations de chaos dans les zones de guerre et Human Rights Watch, le grand frère de PROVEA.

Soros dit que les sociétés doivent s’homologuer en une seule société mondiale : « elle doit être mondiale dans sa portée et doit être capable d’avoir un impact sur la façon dont les Gouvernements et les institutions internationales se conduisent ». Le bénéfice, évidemment, n’est pas pour les 99% de la population mais pour le 1% restant.

Open Society, un groupe de fondations et d’organisations autonomes dans plus de 50 pays, est le précédent institutionnel des « aides » de Soros destinées à faire imploser les pays d’Union soviétique et d’Europe de l’Est iHongrie, Tchécoslovaquie, Pologne) dont les ONG s’incrusteraient dans des pays comme la Lettonie et la Géorgie comme le raconte le chercheur Phil Butler : « les fondations de Soros opèrent comme n’importe quel fonds d’investissement de Soros : investissement et réunir plus d’investisseurs pour contrôler jusqu’à ce que le projet soit mûr ».

La révolution de couleur en Macédoine, les tentatives pour instaurer une Ukraine nazie pour envahir par dessous la Russie de Poutine et même l’utilisation d’ONG – avec lesquelles Soros fait de grosses affaires dont le pilier est Natural Resoruce Governance Institute – pour arrêter la construction de l’oléoduc et de barrages qui conviennent à la Chine et à la Birmanie mais pas à ses investisseurs sont des exemples actuels de la façon dont opèrent les organisations non gouvernementales qui ont cette vision de la société ouverte.

Après que Soros ait donné une petite fortune à Human Rights Watch, cette institution a cherché à faire juger le Colonel Kadhafi pour « crimes de guerre » et « crimes contre l’humanité » au niveau international comme elle l’avait fait pour Milosevic. Une longue campagne avait été mise en marche et les 2 pays, la Libye et la Yougoslavie, avaient été minés et bombardés par l’OTAN.

Pour l’Amérique Latine, Open Society a un projet commun avec un bureau unique au Brésil chargé de coordonner le déploiement de ses ONG dans toute la région. L’objectif est d’instaurer la néolibéralisme du Cap de San Román à la Terre de Feu avec ce que Soros lui aura injecté : une société ouverte aux bourses de ceux qui financent le chaos dans le monde entier. Ce n’est pas un hasard si le « Vénézuélien » historiques Moisés Naím, un fasciste mondialisé qui prêche la « fin du pouvoir » comme euphémisme pour désigner l’insertion mondialiste sur toute la planète, fait partie de la direction internationale.

C’est pourquoi la balkanisation du monde est un leitmotiv pour Soros et par conséquent, son alliance avec la CIA pour déstabiliser l’Europe enveloppée dans ce qu’on appelle « la crise des réfugiés. » Avec ses think-tanks, avec le concept de « frontières ouvertes » sous le bras, Soros a financé le Plan Merkel destiné à résoudre le problème de la migration que l’Europe affronte depuis des années.

Soros, face à la grave décadence du monde financier, fait un dernier effort et redéfinit ses politiques en faveur du chaos là où il est sûr de générer plus de bénéfices avec le soutien de ces ONG qu’il définit lui-même comme ses « mouvements financiers. » En fin de compte, c’est un spéculateur aisé, un manipulateur de fausse monnaie.

Source: Misión Verdad

Traduction: Françoise Lopez pour Bolivar Infos