Venezuela : Les médias en 2002 et les réseaux sociaux aujourd’hui

19 Avril 2021

Lundi, le ministre du Pouvoir Populaire pour la Culture, Ernesto Villegas, a déclaré qu’il y a 19 ans, les médias traditionnels créaient l’information comme le font aujourd’hui les réseaux sociaux et qu’ils sont intervenus sur uen cha$îne présidentielle et on t apporté à l’opposition la base dont lele avait besoin pour provoquer la chute du Gouvernement du président Hugo Chávez. Le ministre a été interviewé sur la chaîne dans l’émission Millenials 95.5 FM par les modérateurs Pedro Infante, Herick Goicochea et Josselyn Correia, dans l’émission « Droit de Parole. » Ils ont rappelé les faits survenus le 11, le 12 et le 13 avril 2002 quand le président Chávez a été renversé et est revenu au pouvoir en 47 heures pendant lesquelles le Venezuela a été victime du fascisme et de la trahison d’un secteur de vendus au service de l’impérialisme étasunien.

Villegas a déclaré qu’à ce moment-là, les médias faisaient du journalisme de pronostics comme l’a fait El Nacional dans son édition spéciale intitulée « La bataille finale aura lieu à Miraflores » et ont aidé les putschistes à amener les opposants au Palais du Gouvernement et manipulé l’information en disant qu’il avait démissionné, une annonce du journaliste Napoleón Bravo, le 12 avril, dans son émission « 24 heures » diffusée par Venevisión qui fut ensuite démentie par un fax envoyé directement par le Commandant de La Orchila à VTV et rendu public par la suite.

Il a aussi rappelé que pendant ces journées, il travaillait pour le journal «El Universal» et pour VTV, c’est pourquoi il a écrit le livre « Avril, un coup d’Etat de l’intérieur » grâce auquel il a gagné le prix national de journalisme. Il a pu observer certains événements des 2 côtés et les différentes lignes éditoriales de ces médias.

Il a évoqué le coup d’Etat médiatique qui a eu lieu même aux Etats-Unis où les corporations de réseaux sociaux ont fermé les comptes de l’ex-président Donald Trump et aussi ce qu’elles ont fait au président (Nicolás) Maduro en censurant ses discours et des messages. « Avant, c’était plus subtil, maintenant, c’est plus évident, le capitalisme renonce à la démocratie dans ses différentes formes et cela a rendu gênant le projet du capital, comme ça a été le cas en Equateur. »

Ils ont aussi parlé des déclarations du procureur général de la République de l’époque, Isaías Rodríguez, qui a organisé une conférence de presse lors de laquelle on pensait qu’il allait démissionner et où ce qu’il a fait, ça a été de signaler qu’il n’y avait pas de démission signée par le président Chávez et que c’était un coup d’Etat et par conséquent, la transmission a été coupée immédiatement par tous les médias qui diffusaient en direct.

Il a rappelé la demande du présidente Nicolás Maduro qu’une série soit réalisée à propos des événements survenus ces jours)là. A ce sujet, Villegas a déclaré qu’on va discuter avec les autorités du ministère du Tourisme car il faut beaucoup de matériel pour la réaliser. « Il y a un tas d’histoires, disons, qui foisonnent sur cet événement, » a-t-il affirmé.

Le ministre a aussi parlé des élections présidentielles au Pérou et en Equateur et il a approfondi la question de l’utilisation des réseaux sociaux qui servent actuellement à des corporations médiatiques pour manipuler les masses en remplaçant les médias traditionnels.

Il a rappelé que les médias alternatifs ont été utiles lors des événements de 2002, quand Catia Tv et Radio Perola, de Caricuao ont aidé à démentir divers événements.

Goycochea, pour sa part, a signalé qu’il y a eu 285 coups d’Etat tout au long de l’histoire : 69 en Amérique Latine. Au XXI ème siècle, dans cette région, il y a eu 16 renversements en 20 ans et 4 mois.

Traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

Source en espagnol : Alba Ciudad