Une autre dirigeante indigène rejoint la liste des personnes assassinées en Colombie, 34 en 2021

La violence contre les femmes, en particulier les femmes indigènes, fait partie du panorama de l’insécurité et de la violence en Colombie ces derniers mois. | Photo : Twitter : Indepaz

Publié le 18 mars 2021

Il s’agit de la suite de la saga de la violence exercée par les groupes paramilitaires sur les communautés colombiennes.

La violence paramilitaire se poursuit sans relâche en Colombie et le meurtre, ce jeudi, de la dirigeante indigène María Bernarda Juajibioy à Putumayo, dans le sud-ouest du pays, près de la frontière avec l’Équateur, a suscité la consternation.

L’événement, en soi regrettable, est d’autant plus choquant que la petite-fille de Juajibioy, qui n’avait qu’un an et cinq mois, a également été tuée.

Toutes deux sont morts violemment aux mains d’assassins non identifiés, qui, mercredi vers 19 heures, heure locale, ont intercepté la moto dans laquelle la leader voyageait avec l’enfant, et ont ouvert le feu jusqu’à ce qu’elles soient toutes deux mortes.

Étaient également présentes sur les lieux la fille de la dirigeante assassinée, Paola Patricia Pujimuy, 22 ans, et Sofia Solarte, qui se déplaçaient entre le cabildo du village de La Esmeralda à Orito, en direction de l’inspection d’El Placer, dans la municipalité de Valle del Guamuez, à 20 minutes de la ville de La Hormiga.

Selon des sources indigènes, il s’agit d’une des conséquences de la présence dans la région de nombreux groupes militaires et paramilitaires armés, ce qui s’est traduit, entre autres, par le récent événement au cours duquel un commando lourdement armé, qui s’est identifié comme “Comandos de Frontera”, des dissidents du 48e front, a pris possession d’un gallodrome dans le district de Siberia à Orito, dont la route communique avec El Placer à Valle del Guamuez.

Le colonel Roberto Sánchez, commandant en chef de la police du Putumayo, aurait ordonné une opération pour retrouver les criminels qui ont attaqué les quatre femmes.

Selon le décompte d’Indepaz, Colombie, avec Maria Bernarda Juajibioy, il y aurait 34 dirigeants et défenseurs des droits de l’homme tués à ce jour en 2021 et environ 1 148 depuis la signature des accords de paix entre l’État colombien et les Farc-EP de l’époque.

Source: teleSUR

Traduction: FAL 33