Le CNE équatorien place désormais Guillermo Lasso en deuxième position

L’élection du 7 février en Équateur n’a toujours pas de second choix clair, sur fond d’allégations de fraude. | Photo : Twitter : CNE Équateur

Publié le 11 février 2021

Le recomptage des votes actualisé en Équateur a changé le nom du possible second dauphin d’Andrés Arauz au second tour d’avril.

Alors qu’il reste un peu plus de 1 100 feuilles de décompte (moins de 3 %) à compter pour l’élection présidentielle équatorienne, de nouvelles données du Conseil national électoral du pays andin placent désormais le banquier Guillero Lasso comme le candidat qui arrivera en deuxième position lors de l’élection et qui pourra passer au second tour du 11 avril.

Selon les derniers chiffres, Lasso passerait (comme en 2017) au second tour, après qu’il soit apparu comme irréversible la tendance des votes et par le fait que Lasso est passé en pourcentage à Yaku Perez, 19,66% à 19,61%, ainsi que par le fait que 1.000 des 1.100 actes qui restent à calculer, proviennent de la province de Guayas, où Perez a moins de votes.

La nouvelle de l’entrée de Lasso au repêchage électoral avait été anticipée par les calculs sur l’emplacement des actas de dépouillement, zones de force d’Andrés Arauz, en première place, suivi de Lasso, ce qui a motivé la dénonciation de fraude présumée de la part du candidat de Pachakutik, Yaku Pérez : “à Lasso on lui met plus de voix selon les actas originaux et à Yaku Pérez on lui met moins, c’est la fraude” a-t-il dit depuis Guayaquil, lorsque la nouvelle de sa défaite s’est répandue.

Le candidat de la branche électorale de la Confédération des nationalités indigènes de l’Équateur (CONAIE), avait déjà dénoncé la fraude depuis lundi, une affirmation soutenue depuis lors : “la Confédération des peuples quichua de l’Équateur vient de m’envoyer qu’hier ils ont déposé une plainte pénale, et maintenant les membres de l’assemblée vont le faire, une honte, mais si cela reste impuni nous sommes complices ou nous encourageons la corruption”, a déclaré Yaku Perez entouré de partisans.

Leonidas Iza, l’un des principaux dirigeants de la Conaie, a déclaré : “Nous avons été critiques et autocritiques dans ce processus, nous avons des différences idéologiques, mais étant donné la menace de l’aile droite d’attaquer la volonté populaire, nous nous mobiliserons et nous ne permettrons pas à l’aile droite, d’où qu’elle vienne, d’essayer d’être au-dessus de la décision populaire”, a-t-il dit.

Si la candidature de Lasso est confirmée au second tour, un scénario de confrontation entre la proposition progressiste et latino-américaine d’Arauz, d’une part, et le projet d’approfondissement du néolibéralisme et d’alignement sur les États-Unis, d’autre part, se dessine à nouveau.

Source : teleSUR / Traduction : FAL 33