Une chaîne humaine en Colombie appelle à la fin de la violence

La violence politique a explosé en Colombie ces derniers mois, en particulier après l’arrivée au pouvoir d’Iván Duque, selon l’analyse d’Indepaz. | Photo : Twitter : ONU Colombie

Publié le 10 février 2021

La manifestation se déroule dans la ville portuaire de Buenaventura et devrait s’étendre sur une distance de 21 km.

Alors que Buenaventura, ville portuaire colombienne située dans le département du Valle de Cauca, vit l’un de ses pires moments en raison de la violence, ce mercredi, ses habitants vont réaliser une chaîne humaine, longue de 21 km, pour demander la paix dans cette région.

La manifestation a reçu le soutien de la hiérarchie de l’Église catholique locale, dont les évêques ont approuvé cette initiative, “nous joignons donc notre voix à celle de notre frère l’évêque, Rubén Darío Jaramillo Montoya, qui a mis en garde, avec fermeté et angoisse, contre le risque de massacres dans diverses communautés et hameaux du district”.

Les religieux ont indiqué que “la grande chaîne humaine, en tant qu’expression de la grève et de la protestation des citoyens” est une expression de “solidarité morale, d’unité et d’alliance, pacifique mais forte, des peuples qui sont entrelacés comme une seule force, pour isoler les tyrans visibles et aussi ceux qui sont cachés”.

De même, ils dénoncent que les bandes criminelles “constituent la lâche chaîne de meurtres et de génocides dans la ville et dans la région du Pacifique et du Sud-Ouest” de la Colombie.

Dans le même temps, ils ont dénoncé la “prise de contrôle de la ville par des gangs et des cartels de type mafieux, qui couvrent le réseau des estuaires, du fleuve et de la mer, s’emparant des lignes de l’économie de marché précaire, déplaçant des quartiers entiers par la terreur et assassinant sélectivement des jeunes”.

Le début de l’événement était prévu pour avoir une présence en 14 points sur l’avenue principale de la ville et habillés en blanc dans ce qu’ils appellent “un message fraternel contre la violence”, du kilomètre zéro de l’avenue sur le Boulevard du port, jusqu’au village de Cordoue.

Cristián Bravo, membre d’une commune locale et l’un des organisateurs de l’initiative, a appelé l’État à s’occuper de la population de ces localités, avertissant que “ces actes de violence sont le produit du manque d’opportunités”.

Bravo a ajouté qu’ils vont prendre “la chaîne humaine du kilomètre zéro au canton, qui est le kilomètre 21. Nous voulons que tout le monde se tienne la main”.

Mardi, le médiateur, Carlos Camargo, a tenu une réunion avec les dirigeants de la communauté de Buenaventura où ils ont exprimé leurs inquiétudes face à la vague de violence que connaît la ville depuis décembre.

Source : teleSUR / Traduction : FAL 33