Le Mexique interdit par décret le maïs transgénique et le glyphosate

Le maïs est une des cultures les plus anciennes du Mexique et grâce à ce décret, elles sont protégées face aux transnationales des transgéniques.

Photo : Twitter : Greenpeace México

Publié le 5 janvier 2021 par German Gorraiz Lopez

Grâce à ce décret à l’initiative du président, on cherche des alternatives durables et culturellement appropriées pour remplacer le glyphosate.

Lors d’une des dernières assemblées du gouvernement du président mexicain Andrés Manuel Lopez Obrador en 2020, a été approuvé un décret qui vise à éliminer sur le territoire aztèque l’usage du glyphosate, de même que l’utilisation du maïs transgénique.

La décision a été publiée au Journal Officiel de la Fédération le dernier jour de 2020, et donc, le 1er janvier, la voie a été ouverte pour l’élimination, dans un délai de trois ans, de l’usage du glyphosate sur le territoire aztèque et pour l’interdiction du maïs transgénique, en accord avec le décret que le gouvernement fédéral a émis la semaine dernière.

Il est stipulé qu’au plus tard au 1er trimestre 2023, les secrétariats de l’Environnement et Ressources Naturelles (Semarnat), de la Santé (Ssa), et de l’Agriculture et Développement Rural, de même que le Conseil National des Sciences et Technologies (Conacyt) promulgueront les réformes légales correspondantes.

On avertit en outre les entités dépendant de l’Administration Publique Fédérale qu’à partir de l’entrée en vigueur du présent décret, elles devront s’abstenir d’acquérir, utiliser, distribuer, promouvoir et importer du glyphosate ou des produits agrochimiques qui en contiennent comme élément actif, dans le cadre de programmes publics ou d’autres activités du gouvernement. On ordonne d’en faire la publication.

Des organismes de la société civile, comme Greenpeace Mexico, ont célébré la publication de ce décret car ils considèrent que c’est un pas très important dans la bonne direction pour avancer vers l’agriculture biologique, ce qui est fondamental pour la production d’aliments sains et pour jouir de la souveraineté et de l’autosuffisance alimentaire.

L’ONG a signalé que l’on solde une dette historique envers la diversité génétique du pays, puisque, depuis 21 ans, avec les organisations paysannes, les universitaires, les chercheurs, les artistes et les intellectuels, ils ont travaillé à son élimination.

 Il est dit que la Sader et la Semarnat proposeront « des alternatives durables et culturellement appropriées » qui soient sures pour la santé humaine, la diversité bio culturelle du pays et l’environnement, pour remplacer l’usage du glyphosate. 

De même, la Conacyt donnera des recommandations annuelles aux autorités compétentes pour leur permettre d’évaluer, le cas échéant, la quantité de glyphosate qui sera autorisée à l’importation pour les particuliers.

Source : teleSUR

Traduction : FAL 33