Les peuples indigènes du Chili demandent à participer à l’Assemblée constituante

Los pueblos originarios se han ganado un lugar en la Constituyente tras siglos de lucha y movilización por sus derechos. | Foto: Prensa Latina

Publié le 7 novembre 2020

La proposition d’ajouter 24 sièges à la Convention constituante devrait être examinée par le Sénat la semaine prochaine.

Les représentants des peuples indigènes du Chili ont demandé une plus grande souplesse dans l’approbation des sièges qui garantiront leur participation à la Convention constituante qui rédigera la nouvelle Magna Carta, ainsi qu’une participation politique dans les organes où les décisions sont prises.

Dans des déclarations aux médias locaux, la directrice de l’Association des entrepreneurs et professionnels indigènes Leftraru, de la région de Coquimbo (nord), Sonia Neyra Rojas, a déclaré que la participation politique est importante pour ces communautés qui ont traditionnellement été exclues de cet exercice, et qu’elle est plus qu’une nécessité : c’est une exigence.

Elle a rappelé que les partis de droite et du centre ont signé le 15 novembre 2019 le document connu sous le nom d’Accord pour la paix sociale et la nouvelle constitution, mais que celui-ci ne prenait pas en compte les femmes, les peuples autochtones et les indépendants.

En ce qui concerne la participation politique, Flora Normilla, conseillère de la communauté de Colla dans la région d’Atacama (également dans le nord), a souligné qu’il s’agit d’une des grandes revendications des peuples indigènes mais qu’elle doit être considérée au-delà du corps constitutif.

Elle a déclaré que les peuples autochtones doivent également disposer de quotas protégés au Parlement, dans les gouvernements régionaux, les municipalités et toutes les institutions où il y a des prises de décision.

Jeudi dernier, la commission constitutionnelle du Sénat a approuvé 24 sièges réservés aux peuples autochtones dans cet organe, une réforme qui sera examinée la semaine prochaine par la plénière de la Chambre haute.

La proposition doit être approuvée par les trois cinquièmes des sénateurs en exercice, une exigence qui constitue un obstacle sur sa route étant donné l’intérêt que le gouvernement porte à l’échec de ce projet, comme l’ont averti les législateurs de l’opposition la semaine dernière.

Source : Telesur

Traduction : FAL 33

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