Rafael Correa accusé d’homicide en Équateur

Équateur Équateur | October 29, 2020
 
Froilan Jimenez avait été tué lors de la tentative de coup d’État contre Correa, le 30 septembre 2010. Le commandant Jimenez était chargé de coordonner avec l’armée l’opération de sauvetage du président Correa séquestré dans un hôpital par des putschistes, maintenu au secret et sans moyens de communication. 
Les 2 Rives

Le procureur général de l’Etat (FGE) a lancé une accusation contre l’ex-président Rafael Correa et l’a appelé à comparaître pour un soi-disant délit d’homicide. Cette enquête serait en relations avec les faits concernant la mort du commandant du groupe d’intervention et de secours (GIR) Froilán Jiménez le 30 septembre 2010.

Dans la soirée du 26 octobre, les avocats de l’ex-président ont reçu une notification du procureur. Ce document, publié sur les réseaux sociaux par l’ex-président, exige que Correa se présente virtuellement devant le procureur pour donner sa version libre et volontaire avec sa défense, sur un soi-disant délit d’homicide.

L’audience est programmée pour ce mardi, 15H00. Claudia Romero, substitut du procureur, recevra le témoignage de Rafael Correa. Sa défense a exigé des éclaircissements à ce sujet. Selon la substitut du procureur, il ne s’agit pas d’une enquête mais d’une démarche dans une instruction fiscale.

Réactions

Sur son compte Twitter, Correa a manifesté son indignation : « Maintenant, accusé d’homicide ! Combien va-t-il y en avoir ? Je crois qu’il y a 34 procédures… Nous n’avons rien appris de la Bolivie. Nous vaincrons ! »

Fausto Jarrín, membre de l’équipe de défense de l’ex-président a qualifié ce fait de « nouveau montage » contre Correa et a réagi sur Twitter : « quel type d’influence psychique cela va-t-il être, cette fois ? » a-t-il demandé, faisant une allusion ironique à d’autres procédures contre celui qu’il défend et en particulier à l’affaire des pots-de-vin 2012-2016 dans laquelle le procureur accuse Correa de corruption par influence psychique. 

Dans l’affaire des pots-de-vin, Correa a été condamné à 8 ans de prison et à la perte de ses droits politiques pendant 25 ans. Dans cette procédure étaient également impliqués l’ex-vice-président Jorge Glas et 18 autres personnes.

Source : Radioalacalle – Traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

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