La Minga social colombienne avance vers la capitale du pays et revendique l’ouverture d’un dialogue avec le président, Ivan Duque

Suite à l’absence du chef de l’Etat à la réunion de dialogue proposée par les manifestants en ce début de semaine à Cali (Sud-Ouest du pays), la Minga [mouvement social indigène usant la marche comme moyen d’expression] a décidé de partir à sa rencontre dans la capitale, Bogotá.

La Minga social avance en direction de la capitale colombienne et revendique l’ouverture d’un dialogue avec le président, Ivan Duque.

Les manifestants ont assuré que s’ils n’étaient pas reçus par le chef de l’Etat, ils continueraient les rassemblements dans Bogota.

Les leaders de la Minga Indigène en Colombie ont annoncé qu’ils se déplaceraient jusqu’à la capitale du pays afin que leurs revendications soient écoutées par le président Ivan Duque. Et ce, pour n’avoir pu arriver à un accord commun avec les représentants du gouvernement lors de la réunion animée ce mardi (13 octobre).

La mobilisation débutera par un acte symbolique réalisé au Centre Administratif Municipal (CAM) ce mercredi (14 ocotobre).

« Aujourd’hui, nous sommes 10 000, un nombre qui ne fera qu’augmenter tout au long de notre marche jusqu’à la capitale colombienne », a déclaré Johnatan Centeno Munoz, un des porte-paroles de la Minga Social, pour TeleSur.

Munoz a dénoncé le lien entretenu entre le paramilitarisme et le Gouvernement pour justifier – « sous couvert d’une doctrine militaire », les assassinats menées contre les leaders sociaux [228 depuis janvier 2020].

« Les organisations criminelles en Colombie agissent en toute impunité sous l’approbation du gouvernement qui cherche à faire taire la voix du peuple qui manifeste contre les politiques économiques de l’administration du président », a ajouté le porte-parole.

D’autre part, le Conseiller Majeur du Conseil Régional Indigène du Cauca (CRIC), Hermes Pete Vivas, a assuré que la Minga allait bien se poursuivre y qu’elle marquera l’histoire par cette marche effectuée jusqu’à la capitale.

Il ajoute que s’il venait à arriver quelque chose aux participants de la Minga, le gouvernement et la ministre de l’intérieur, Alicia Arango, seraient tenus pour responsables du fait de ne pas avoir organisé la visite du mandataire jusqu’à la capitale vallecaucana (Cali).

« Nous avons un gouvernement qui ne gouverne pas pour le pays entier mais seulement pour une partie de celui-ci, parce qu’il a peur de parler directement aux colombiens. Or, s’il n’y a aucune force capable de garantir la sécurité du Président de la République, que devons-nous attendre de la sécurité du peuple colombien ? » termine-t-il.  

Le leader indigène a certifié que si le président Duque ne les reçoit pas, ils prendront et occuperont la route Panaméricaine dans le département du Cauca. « La ministre de l’Intérieur nous a tous menacé avec les décrets établis par rapport à la pandémie, alors ils devront verbaliser toute la Minga. Nous ne sommes cependant pas violents comme certains le signalent dans le but de nous stigmatiser.»

Finalement, ils ont remercié les habitants du département de la Valle del Cauca de les avoir reçus dans la ville de Cali (Sud-Ouest du pays) et la mairie de la ville, pour le soutien qu’elle a apporté.

Source: TeleSur

Traduction: Fal33

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