Mexique : un journaliste assassiné à Iguala

Il avait dénoncé les abus du groupe “Los Tlacos

Ezequiel Flores Contreras, Lundi 3 août 2020

Photo : Archive

Un groupe armé a exécuté ce matin le reporter Pablo Morrugares Paraguirre dans un bar de sa propriété, située au cœur d’Iguala.

Avant d’être tué, vers minuit, Morrugares Paraguirre a fait une émission sur sa page Facebook appelée PM Noticias, où il a déclaré que le groupe criminel de Los Tlacos aurait “soumis” le maire de Huitzuco, José Luis Ávila López, ainsi que des chauffeurs de taxi et la police municipale.

Ce crime porte à six le nombre de travailleurs des médias assassinés pendant les cinq années de l’administration du gouverneur du PRI, Héctor Astudillo.

À ce jour, aucun des crimes commis contre les journalistes n’a été résolu et tous restent impunis.

Les rapports officiels indiquent qu’à 1 heure du matin, des hommes armés ont fait irruption dans le bar Bufalos et ont exécuté le propriétaire de l’établissement, identifié comme Pablo Morrugares, ainsi que son escorte, un officier de police de l’État nommé Roberto Hernández.

Les victimes discutaient dans le bar, situé dans la rue Juan Aldama, au cœur de la ville d’Iguala.

Le journaliste avait fait une transmission depuis l’endroit où il avait dit que quelques heures auparavant il s’était rendu dans la municipalité voisine de Huitzuco parce qu’ils avaient signalé le meurtre d’un chauffeur de taxi mais que le corps avait été emporté par ses proches.

Pablo Morrugares a alors déclaré, mot pour mot, que le corps avait été emporté par sa famille : « Les gens sont super énervés à Huitzuco à cause du crime organisé, à savoir Los Tlacos. La police les couvre et les taxis aussi, mais pas parce qu’ils le voulaient, mais parce qu’ils y étaient obligés » et il a terminé.

« Huitzuco est super chaud, le président (José Luis Ávila López) est en négociations avec les criminels et ça s’est mal passé », a déclaré le communicateur qui a été exécuté quelques minutes après avoir porté ces accusations.

Pablo Morrugares était membre du Mécanisme de protection des journalistes et des défenseurs des droits de l’homme du gouvernement fédéral et le gouvernement d’Héctor Astudillo lui a assigné la police d’État comme escorte, selon des rapports officiels.

Source Comunicación para la integración

Traduction : FAL 33

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