Refaire du tourisme la locomotive de l’économie cubaine

Le président cubain, Miguel Díaz-Canel, a appelé ce lundi les travailleurs du tourisme à récupérer le rôle du secteur comme leader de l’économie cubaine.

Miguel Díaz-Canel et le Premier ministre de Cuba, Manuel Marrero sont intervenus ce lundi à l’assemblée de bilan annuel de ce ministère qui s’efforce d’augmenter à 2 millions 500 mille le nombre de vacanciers avant la fin de l’année.

Pour cause de la pandémie de Covid-19 et du renforcement du blocus étasunien, Cuba a accueilli en 2021 un peu plus de 356 mille visiteurs.

Le Premier ministre cubain a plaidé pour la mise en place de méthodes plus efficaces de commercialisation et de promotion permettant d’atteindre ce but.

«Depuis 1990, on ne voyait pas un tel chiffre. Remarquez combien nous avons reculé et nous en savons les causes. Toutes les destinations tentent avec désespoir d’accueillir le plus grand nombre de touristes. C’est donc, comme nous l’avons dit à d’autres occasions, le moment d’appliquer de nouvelles méthodes de commercialisation, de promotion et de communication. Les actions commerciales sur les réseaux sociaux s’avèrent aujourd’hui indispensables».

Les fournitures manquent. Les importations coûtent chaque fois plus chères. Sur ce point, le chef du gouvernement a plaidé pour la consolidation des liens avec les autres acteurs de l’économie nationale.

«N’espérons pas une devise autre que celle que nous pourrons générer par nous-mêmes. Ne perdons pas une seconde. Il faut chercher des solutions à l’intérieur de notre pays. Il faut créer des liens avec les agriculteurs, passer des contrats directs avec les producteurs à la recherche du plus grand nombre de fournitures».

Une forte campagne médiatique, (on a bien le droit de penser que par Washington est derrière), vise à discréditer le tourisme et priver ainsi Cuba d’une de ses principales sources de devises. A ce sujet, le président cubain s’est prononcé pour la défense du tourisme sur les réseaux sociaux.

«Il faut développer la communication sociale, dans tous les domaines. Il faut trouver une plus forte présence des travailleurs et de leurs dirigeants pour la défense du tourisme sur les réseaux sociaux. L’une des principales cibles des attaques contre Cuba est justement le tourisme. Vous avez certainement vu des groupes de Whatsapp et de Facebook qui tentent de discréditer la qualité de nos produits touristiques. On voit cela et on ne trouve pas nos réponses. Il faut donc être plus efficaces sur ce terrain de bataille idéologique et de guerre économique»