Inquiétude face au climat de violence qui règne au Honduras

L’Université nationale autonome du Honduras a révélé qu’en 2021, plus de 30 homicides sont liés à la violence politique. | Photo : Twitter @cespad

16 noviembre 2021

Cette plainte s’ajoute à celles déposées par l’ONU et les organisations de défense des droits de l’homme et de recherche à l’UAH.

À l’approche des élections présidentielles au Honduras, prévues pour le 28 novembre, les rapports faisant état d’une augmentation de la violence politique et les mises en garde des organisations internationales et nationales se multiplient, la dernière en date est celle du Centre d’étude de la démocratie (Cespad).

Le Cespad se montre préoccupé par le climat de violence politique qui règne actuellement dans le pays, comme en témoignent, selon lui, les récents assassinats du candidat du Parti libéral au poste de vice-maire, Darío Juárez, à Concordia, dans l’Olancho ; celui de Francisco Gaitán, à Cantarranas, Francisco Morazán ; et du candidat au poste de conseiller municipal du parti Libre, Elvir Casaña, à Santa Bárbara.

Le centre de recherche a déclaré que ce climat de violence ne contribue pas au processus démocratique, et au contraire, il décourage la participation des citoyens et affaiblit ainsi le droit des citoyens à exercer leur droit de vote dans un environnement paisible et digne de confiance.

Selon l’Observatoire de la violence de l’Université nationale autonome du Honduras (OV-UNAH), les homicides ont été la forme de violence la plus utilisée contre les acteurs politiques au Honduras.

Selon l’OV-UNAH, depuis la convocation des élections primaires le 14 mars jusqu’au 25 octobre 2021, 27 décès ont été enregistrés ; 18 cas de coercition ; 11 attaques ; 6 menaces ; 1 enlèvement et 1 coercition.

Jusqu’à présent, 36 % des victimes sont des militants, des dirigeants et des sympathisants. Parmi ceux-ci, 36 ont été commis avec des armes à feu.

L’Observatoire demande également au Conseil national électoral d’élaborer un pacte pour la paix signé par tous les partis politiques participant à la compétition électorale et il exige au système judiciaire d’agir de manière indépendante et efficace dans les enquêtes et les poursuites des actes de violence politique, car l’impunité est le principal stimulant de la violence politique étatique et non étatique.

Le Cespad à son tour souligne que ces actes violents révèlent de manière alarmante l’urgente nécessité de renforcer les institutions chargées d’enquêter et de sanctionner ce type de crimes qui, dans le contexte d’élections générales, menacent le processus électoral et la tenue du vote.

Source : teleSUR

Traduction : FAL 33

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