UNE JUGE ESPAGNOLE REFUSE L’ACCES DU VENEZUELA A 25 MILLIONS D’EUROS DE LA CVG

Complejo de la CVG en España (Foto: Archivo)

22 Sep 2021, 7:11 am.

 

Alors que des négociations sont en cours entre le gouvernement et l’opposition du Venezuela pour reprendre le contrôle des avoirs du pays confisqués à l’étranger, un tribunal espagnol a rejeté l’appel de l’administration du président Nicolas Maduro visant à disposer de 25 millions d’euros appartenant à la Venezuelan Guyana Corporation (CVG).

Selon le journal El Mundo, la juge María Teresa Vázquez, du 9e tribunal de commerce de Madrid, en Espagne, a refusé l’accès aux fonds bloqués de la filiale, qui est actuellement sous le contrôle d’un conseil d’administration “ad hoc” illégalement nommé par l’ancien député de l’opposition Juan Guaidó.

L’exécutif vénézuélien aurait demandé devant la justice espagnole la suspension d’Enrique Castells, nommé par Guaidó à la mi-2019 comme seul administrateur  de CVG en Europe, une nomination jugée nulle et illégale par le Tribunal suprême de justice (TSJ) en mars dernier. De plus, Caracas demandait l’application de mesures provisoires.

Cependant, M. Vázquez a non seulement rejeté l’appel, mais il a également reproché au gouvernement vénézuélien d’utiliser les moyens légaux comme “mesure de pression” pour récupérer les ressources qui ont été bloquées, selon les informations recueillies par le journal espagnol. Cet argent, qui appartient au pays sud-américain, est détenu dans au moins trois banques en Espagne, tandis qu’un procès est en cours de règlement entre l’administration de Maduro et les représentants de Guaido.

 

POURQUOI EXISTE-T-IL UNE COMMISSION “AD HOC” ?

La CVG est un conglomérat clé pour le Venezuela, car il s’agit de la société mère d’un ensemble d’entreprises publiques fondamentales et stratégiques. L’administration et la nomination de ses dirigeants relèvent, par conséquent, de la compétence exclusive de l’exécutif national et doivent être publiées au Journal officiel, ce qui n’a pas été le cas pour la nomination de Castells ou des autres membres de cette assemblée “ad hoc”.

Le problème de cette assemblée se pose car l’Espagne, en tant que membre de l’Union européenne, a reconnu Guaido comme “président par intérim” du Venezuela en 2019, après son auto proclamation sur une place. C’est pour cette raison qu’en janvier de l’année dernière, M. Castells a été enregistré comme seul représentant  de CVG sur le registre du commerce espagnol et qu’il a pris le contrôle des bureaux de Madrid, après avoir licencié les fonctionnaires qui y travaillaient.

Toutefois, au début de cette année, le bloc européen a cessé de considérer Guaido comme président et le reconnaît désormais comme un simple “acteur politique”.  C’est dans ce contexte que l’administration Maduro aurait déposé un recours auprès du registre du commerce pour interdire l’enregistrement de Castells, recours qui a également été rejeté.

L’objectif de ces mesures prises par l’exécutif vénézuélien est de récupérer les millions de fonds du pays pour faire face à la crise économique et sanitaire actuelle, qui a été aggravée par la pandémie et les mesures coercitives unilatérales des États-Unis et de l’UE.

Source : Mision Verdad

Tiré de RT en Espagnol.

Traduit par Sylvie Carrasco pour FAL33

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