LES COMMUNAUTÉS MAPUCHE DE MALLECO EN RÉSISTANCE

DU LOF LINKO ORIENTE

UNE GRANDE CARAVANE PART DE LA RÉSISTANCE MALLEKO VERS SANTIAGO

Wallmapu || Malleco

Les Communautés Mapuche en résistance de Malleco, par le biais de la déclaration publique suivante nous venons exprimer notre position politique concernant la participation du peuple Mapuche à la Convention constituante de l’Etat du Chili.

Dans les termes suivants :

La défense du Wallmapun est basée sur l’Az Mapu, l’Az Mongen, le Nor Mongen, le Küme Felen et le Yamuwün à notre Feyentun et avec notre Füta Newen Mapun ka kom Itrofill Mapu Mongen que chaque Meli Futal Mapu reconnaît. Le respect du Ngülam que nos autorités traditionnelles Lonko, Machi, Pu Werken, Pu Papay, Pu Chachay ka kom pu Mapuche qui se lèvent à Trawün autour du Kütral, Boye ka Ngen Mapun pour prendre en charge la responsabilité que notre nation Mapuche exige de nous dans cette juste lutte.

Nous reconnaissons comme Pu Lof en résistance de Malleco, le Wallmapun situé depuis la rive sud de la rivière Bio Bio à Ngulumapu et rio colorado à Puel Mapu jusqu’au Füta Willimapun protégé par notre droit ancestral et reconnu par les parlements tenus par notre nation, dans notre territoire avec la couronne espagnole et plus tard avec la république naissante du Chili Tapiwe parlement du 7 Janvier 1825.

Nous n’oublions pas l’invasion et le génocide perpétrés contre nos Kuyfikecheyem par l’armée chilienne et argentine lors de la mal nommée “Pacification de l’Araucanie” et de la “Campagne du désert”. Sans déclaration de guerre préalable, ils ont commis des crimes contre l’humanité dont les conséquences de mort et de terreur se poursuivent à ce jour.

Notre position politique est affirmée dans les accords du pacte de Chiguaihue de 2015, développé sur les anciennes terres du lof Rankilko, dans la zone inférieure de Malleco.

  1. Les communautés mapuches en résistance de Malleco considèrent que la participation du peuple mapuche à la convention constituante de l’État du Chili est irresponsable et incompatible avec l’histoire et l’avenir du peuple mapuche. Le travail politique qu’elles ont développé ne fait qu’approfondir les mécanismes de domestication, créant une subordination politique et institutionnelle avec l’État du Chili et elle affectera de manière irréversible l’avenir de la revendication politique d’indépendance territoriale et d’institutionnalité du peuple mapuche.
  2. nous n’oublions pas les paroles de notre weychafe Matías Catrileo Yem : “Nous ne sommes pas des indigènes du Chili, nous sommes Mapuche”. En tant que Pu Lof en résistance dans la région de Malleco, nous soulignons que les sièges réservés ne représentent pas le peuple Mapuche, mais la République du Chili. Compte tenu de l’urgence et de l’inquiétude pour l’avenir de notre peuple Mapuche, nous avons pris la décision de lever et de mener une caravane jusqu’au Piküm Mapu actuellement connu sous le nom de Santiago, qui faisait partie de l’ancien territoire Mapuche, pour atteindre l’ancien congrès national du Chili basé à Santiago. La caravane partira le 6 septembre 2021, pour arriver le mardi 7 septembre à Santiago.
  3. Nous dénonçons le terrorisme d’État sous ses différentes formes : L’extractivisme s’est matérialisé par la sylviculture, l’exploitation minière, le saumon, l’hydroélectricité, les parcs éoliens, les routes, le tourisme et toutes les formes étrangères au Mapuche Mongen. Persécution politique et judiciaire par l’État et ses gouvernements actuels contre nos prisonniers politiques mapuches peñi et lamngen. Le terrorisme colonial et latifundiste qui occupe aujourd’hui le territoire et participe aux pouvoirs de l’État tels que l’exécutif, le législatif et le judiciaire. Terrorisme politique du parti sous le nom de “Convention constituante” dans laquelle des sièges réservés étaient désignés pour les indigènes du Chili. Le narcoterrorisme promu par le Chili et matérialisé par les pouvoirs de l’État et des médias.
  4. Enfin, en tant que Mapuche, nous reconnaissons la participation nulle du peuple chilien conscient, qui est descendu dans la rue, le 18 octobre 2019, pour réclamer ses droits dans le soi-disant ” sursaut social ” pour lequel il y a des prisonniers politiques jusqu’à présent. Et que ce processus constituant vicié a été exécuté dans la monnaie le 15 novembre 2019 dans le soi-disant ” Accord pour la paix sociale et la nouvelle constitution ” signé par les partis politiques chiliens corrompus et vendus laissant impunie toute la violence exercée par l’actuel gouvernement génocidaire de Sebastian Piñera.

Liberté pour les prisonniers politiques mapuches !

Entreprises forestières et toutes les autres expressions de l’extrativisme hors du territoire mapuche !

Communautés mapuches en résistance à Malleco, Wallmapu Collipulli, Lof Rauco, 30 août 2021.

Source : mapuexpress.org