Le Congrès colombien se réunit avec le Comité national de la grève

La violence avec laquelle la protestation sociale a été réprimée en Colombie ces derniers jours a été dénoncée lors de l’audition publique au Sénat. | Photo : Twitter : Iván Cepeda

Publié le 6 mai 2021

Le Sénat de Colombie, lors d’une session en ligne a entendu certaines revendications des manifestants intégrés au Comité de grève.

Le bureau du Sénat colombien organise ce jeudi une séance plénière sous forme d’audience publique dans le but “d’écouter les voix de ceux qui ont mené la grève nationale” qui secoue le pays sud-américain depuis plus d’une semaine.

Le président de la Chambre haute, Arturo Char Chaljub, a déclaré que des représentants des syndicats, de la société civile et du Gouvernement National avaient été invités afin d’aborder la situation que le pays traverse depuis le 28 avril dernier, date à laquelle des manifestations massives ont été déclenchées en réaction à un projet de réforme fiscale, ensuite retiré.

La porte-parole du Comité national de grève, Elizabeth Quiñonez, a déclaré dans son discours qu'”entre nous tous, nous devons trouver une alternative pour faire prévaloir la protection des manifestants” et “arrêter le massacre pour s’asseoir et dialoguer”.

Pour sa part, Olga Quintero, qui représente le mouvement populaire Marcha Patriotica, a déclaré que “les raisons sont nombreuses” pour que la grève nationale se poursuive : “il ne s’agit pas seulement de la réforme fiscale, mais aussi de la défense de la vie”.

Dans ce sens, elle a ajouté : “Ce n’est pas qu’il n’y a pas besoin de réforme, c’est qu’il y a des problèmes structurels profonds qui, s’il n’y a pas de volonté politique du Congrès, de la Présidence et des différents secteurs, c’est que, si nous ne nous réunissons pas pour essayer de les résoudre, nous nous dirigeons vers l’abîme”.

À son tour, le directeur exécutif national de Dignidad Agropecuaria, Oscar Gutierrez, a fait référence à certains points de revendication qui ont été faits au gouvernement d’Ivan Duque afin qu’ils soient abordés face aux besoins évidents des communautés, qui ne sont pas seulement des problèmes agricoles, de sorte qu’ils entrent contact avec les revendications des autres secteurs présents dans la grève nationale.

Percy Oyola, vice-président de la Confédération générale du travail, a demandé au Congrès de prendre bonne note des débats et des projets qui sont donnés en ce qui concerne la production de normes qui finissent ensuite par avoir un impact sur les travailleurs, en référence au projet de réforme fiscale, désormais retiré, qui, avec d’autres modifications, reviendra au Congrès.

Le président de la Confédération unie des travailleurs (CUT), Francisco Maltés Tullo, a fait la même déclaration.

La grève nationale en réponse à la réforme fiscale présentée par le président Iván Duque s’est prolongée depuis le 28 avril et, à ce jour, a coûté la vie à 31 personnes, bien que le bureau du procureur n’en ait reconnu que 11 jusqu’à présent.

Source: Telesur

Traduction: FAL 33