Violence sans fin en Colombie : un autre leader social tué à Nariño

Le peuple colombien a organisé d’innombrables manifestations contre la violence au cours de l’année qui s’achève. | Photo : EFE

Publié le 30 décembre 2020

Selon Independence, il s’agit du 308ème chef de communauté tué dans le pays depuis le début de l’année.

Un groupe d’organisations sociales de la région Pacifique de Narino a dénoncé l’assassinat d’un nouveau leader social dans la communauté d’El Chontal, municipalité de Tumaco, dans le département colombien de Nariño.

Il s’agit d’un enseignant et dirigeant communautaire, Luis Alberto Anay, qui, selon les plaignants, est parti pêcher le 22 décembre et n’est jamais revenu. Son corps a été retrouvé plusieurs jours plus tard, avec des symptômes de violence.

Les organisations dénonciatrices, dirigées par le Réseau Pacifique des Droits de l’Homme de Narino (REDHPANA), le Collectif Socio-légal Orlando Fals Borda (Colectivo OFB), le Comité de Solidarité avec les Prisonniers Politiques (CSPP), la Corporation Reiniciar et l’Institut d’Etudes pour le Développement et la Paix (Indepaz), ont publié un communiqué, appelant à une enquête officielle, qui n’a pas eu lieu jusqu’à présent.

« Jusqu’à présent, il n’y a aucune information officielle sur ce qui s’est passé, c’est pourquoi nous demandons une enquête rapide sur ce nouveau meurtre d’un leader social de la région pacifique de Narino, qui s’ajoute aux dizaines d’événements similaires qui se sont produits dans la région depuis la signature de l’Accord final pour la paix, malgré le fait qu’il s’agisse d’un territoire fortement militarisé », peut-on lire dans le document.

Selon les signataires de la déclaration, le dirigeant assassiné se distinguait par son travail pour apporter l’éducation aux zones les plus reculées de la municipalité, ainsi qu’aux enfants et aux personnes âgées de la région, et sa mort a donc eu un effet profond sur les habitants.

Indepaz, quant à lui, a déclaré qu’au cours des sept derniers jours, trois leaders sociaux ont été assassinés à Tumaco. Il compte également 308 chefs de communautés et défenseurs des droits de l’homme qui ont été violemment tués cette année, ainsi que 90 massacres et 65 signataires de l’accord de paix qui ont eu la même fin.

Source : teleSUR

Traduction : FAL 33