Le gouvernement chilien réaffirme qu’il opposera son veto à la proposition de grâce

 Photo : Twitter @LID_Chile

Miguel Angel Ferrer, 20 décembre 2020 

Le président chilien Sebastián Piñera a également annoncé qu’il opposerait son veto au projet.

Le ministre chilien de l’intérieur Rodrigo Delgado a rejeté le projet de loi de l’opposition qui vise à gracier les personnes arrêtées lors du soulèvement social de l’année dernière.

Ce samedi, dans le cadre de la discussion sur le projet de loi visant à gracier les prisonniers pendant le soulèvement social, M. Delgado a commenté que “les causes, aussi plausibles soient-elles, ne peuvent pas être un parapluie pour la violence”.

Le ministre a ajouté qu’il a demandé au ministère public de placer des procureurs dans les centres de contrôle de la détention afin “que les preuves soient beaucoup plus coordonnées avec eux”. En outre, le secrétaire d’État a indiqué que 52 personnes ont été arrêtées lors des manifestations de ce vendredi.

Une nouvelle journée de protestation a été enregistrée dans le centre-ville de Santiago, où des affrontements ont eu lieu entre les agents de sécurité et les manifestants, qui ont exigé la libération des personnes arrêtées lors des manifestations antigouvernementales de l’année dernière.

Des centaines de personnes arrêtées lors de l’explosion sociale sont actuellement en détention, et dans certains cas ont été inculpées pendant plus d’un an pour des raisons non encore prouvées.

Le président chilien Sebastián Piñera lui- même a annoncé la semaine dernière qu’il opposerait son veto au projet de loi qui permet de gracier les prisonniers de l’explosion sociale d’octobre 2019, toujours en discussion au Congrès.

De cette manière, Piñera entend mettre fin au projet de loi promu par les sénateurs Isabel Allende, Yasna Provoste, Adriana Muñoz et par les sénateurs Juan Ignacio Latorre et Alejandro Navarro.

De façon plus précise, le projet de loi vise à établir une grâce générale pour ceux qui ont été emprisonnés dans le contexte de l’explosion sociale, et qui, selon les législateurs, seraient victimes d’une violation de leurs droits par l’État.

Depuis quelques semaines, le vendredi est devenu le jour où les manifestants descendent dans les rues de Santiago sous le prétexte d'”encercler la Moneda” pour exiger la libération des personnes arrêtées lors des manifestations de l’année dernière et demander la démission du président.

Au début, les protestations étaient concentrées sur la Plaza Baquedano, également connue sous le nom de Plaza de la Dignidad ; ces dernières semaines elles se sont déplacées dans les environs de La Moneda, dont les alentours ont été fortement protégés par les Carabineros.

Source : teleSUR

Traduction : FAL 33