Les candidats pro-Bolsonaro battus dans les grandes villes

Les candidats de Bolsonaro dans les villes de Sao Paulo et de Belo Horizonte ont été battus aux élections municipales. | Photo : Xinhua

On peut interpréter les élections municipales comme un thermomètre de ce que seront les élections présidentielles de 2022.

Les résultats des élections dans les principales villes du Brésil montrent la défaite des candidats soutenus par le président Jair Bolsonaro, favorisant les candidats du centre et de la droite modérée.

Selon les résultats publiés par le Tribunal Supérieur Electoral, à São Paulo, la ville qui compte le plus d’électeurs dans le pays, avec près de 9 millions de personnes, le maire actuel, Bruno Covas du Parti Brésilien de la Sociale Démocratie (PSDB), remporterait les élection avec environ un tiers des voix, soit 32,8 %.

    Il se confirme que Jair Bolsonaro sera le principal perdant au premier tour des élections municipales. Les candidats qui ont reçu le soutien exprès du président n’ont une chance d’atteindre le second tour que dans trois capitales. #Eleicoes2020 https://t.co/XadkIsGbgF

    – André Vieira (@AndreteleSUR) 15 novembre 2020

Cependant, Covas devra affronter au second tour, le 29 novembre, le candidat de gauche et ancien candidat à la présidence, Guilherme Boulos qui a terminé second avec 20,2 %.

À São Paulo, le candidat soutenu par Bolsonaro, le conservateur Celso Russomanno, a terminé à la quatrième place avec un peu plus de 10 % des voix.

A Rio de Janeiro, la deuxième ville du Brésil, Eduardo Paes le candidat de centre-droite a terminé premier avec près de 40 % des voix. Il affrontera au second tour le maire actuel, le leader ultra-conservateur évangélique Marcelo Crivella, soutenu par Bolsonaro, qui a obtenu 21,9 % des voix.

Les résultats à Belo Horizonte, la troisième ville avec le plus grand nombre d’électeurs, l’actuel maire Alexandre Kalil a obtenu plus de 50 % des voix, laissant hors course l’aspirant « bolsonariste » Bruno Engler, resté autour de dix pour cent.

À Recife, l’une des capitales du nord-est du Brésil, la mairie se jouera entre Joao Campos, du Parti socialiste brésilien (PSB), et sa cousine Marilia Arraes, représentante du Parti des travailleurs.

La cheffe de la police Patricia Domingos, soutenue par Bolsonaro, a terminé à la quatrième place avec moins de 15 % des voix.

Dans la ville de Belém (capitale du Pará), considérée comme la plus grande ville du nord du pays, le candidat du Parti Socialisme et Liberté (Psol) Edmilson Rodrigues a obtenu 34,24 % des voix, dépassant le candidat de Patria, Delegado Eguchi, qui a recueilli 23,06 %.

À Manaus, la capitale de l’État d’Amazonas, les anciens gouverneurs Amazonino Mendes et David Almeida s’affronteront au deuxième tour de scrutin. Le colonel Menezes, soutenu par Bolsonaro, a remporté un peu plus de 10 % des voix et n’est plus dans la course à la mairie.

La ville de Fortaleza a donné un peu de satisfaction à Bolsonaro, car le candidat qu’il soutient, Wagner Sousa Gomes, dit « Capitaine Wagner », disputera le second tour avec un candidat du centre gauche.

Après l’annonce des premiers résultats marqués par la défaite de ses candidats, Bolsonaro a retiré de ses réseaux sociaux un post des jours précédents dans lequel il demandait à ses partisans de voter pour différents candidats, dont Crivella et Russomanno.

Rio de Janeiro : Monica Benício, veuve de Marielle Franco est élue conseillère municipale pour le Parti du Socialisme et de la Liberté (PSOL)

À Rio de Janeiro, Monica Benício, veuve de Marielle Franco, conseillère municipale du Parti du Socialisme et de la Liberté (PSOL) et défenseure des droits humains, a été élue aux élections municipales.
Selon le TSE, Benício a obtenu 22 916 voix, ce qui lui garantit un siège à la chambre municipale de l’État le plus touristique du pays.

Lors des élections de ce 15 novembre, près de 148 millions de Brésiliens ont voté pour élire leurs maires et conseillers municipaux pour un mandat de quatre ans.

Malgré leur caractère local, ces élections municipales peuvent également être interprétées comme un thermomètre de ce que seront les élections présidentielles de 2022.

Source : Telesur

Traduction : Venesol

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