Des sièges pour représenter les populations indigènes dans l’Assemblée Constituante au Chili

Il a été proposé d’ajouter 23 sièges à la Convention qui rédigera la Charte Générale dans le but de les dédier aux peuples originaires.

La Commission de Constitution du Sénat chilien a approuvé ce vendredi 30 octobre 2020, une proposition pour ajouter 23 sièges supplémentaires à destination des peuples natifs, en plus des 155 qui forment d’ores et déjà la Convention Constitutionnelle qui rédigera la nouvelle Charte Générale.

En accord avec cette correction, faite par l’opposition, 14 de ces sièges seront destinés au peuple Mapuche, 2 au peuple Aymara, puis 1 siège sera attribué respectivement aux peuples Kawéskar, Rapa nui, Yagàn, Quechua, Atacameña, Diaguita y Kolla.

Dans le cas du peuple Rapa Nui, la Commission a mis en exergue la proposition de l’opposition visant à l’octroi d’un statut spécial pour élire son représentant ; à la différence des autres communautés indigènes, seuls les électeurs accrédités comme appartenant bien à ce peuple pourront voter.

Au cours du débat, la sénatrice Luz Ebensperger (Union Démocrate Indépendante) à considéré que le peuple Mapuche se trouverait sur-représenté, ce à quoi le sénateur Francisco Huenchumilla (Démocrate-Chrétien) a répondu « ce peuple représente presque 80% de la population indigène du Chili » et « un tel scénario découle de leur lutte ».

Dès lors, cette proposition devra être ratifiée par le Sénat. Les trois cinquièmes des voix sont nécessaires pour son approbation, un quorum que ni le parti au pouvoir ni le parti d’opposition ne peuvent atteindre seuls.

Huenchumilla a averti quant à la possibilité que, face à un manque d’accord entre la droite et l’opposition, le quorm ne soit pas atteint et que le projet échoue.

« Si cet article n’obtient pas d’accord entre les forces politiques, il y a un risque pour que nous n’ayons pas de législation et qu’il n’y ait pas de participation de la part des peuples indigènes », a-t-il expliqué. Selon le déclarant, c’est la première fois que les peuples natifs participent à la rédaction d’une nouvelle Charte Générale pour le Chili.

Pour le président de la Commission, Alfonso de Urresti (Parti Socialiste), il est inquiétant « que la droite et le Gouvernement insistent sur une formule et une quantité de sièges qui sur-représentent les peuples originaires, qui, dans le dernier recensement sont décomptés comme représentant 12,8 % de la population ».

Il a ajouté que le parti au pouvoir a mis en place « une réserve de constitutionnalité devant le quorum pour approuver cette norme, en essayant d’élever celui-ci et d’entraver son approbation finale ».

Source: TeleSur

Traduction: Fal33

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