Le Costa Rica manifeste depuis plus de 8 jours contre les accords que le gouvernement souhaite passer avec le FMI

Au cours des protestations dans le pays, au moins 60 personnes ont été mise en détention par la Police.

Organisations sociales, partis politiques de gauche et activistes du Costa Rica totalisent ce jeudi (8 octobre) huit jours de protestation en afin de manifester leur rejet de l’intention du président Carlos Alvarado Quesada à établir un accord économique avec le FMI (Fond Monétaire Internationale) en tant que stratégie pour palier à l’impact de la pandémie du coronavirus.

Au cours des protestations dans le pays, quelques 60 personnes ont été mise en détention par la Police jusqu’à ce mercredi (7 octobre). Une centaine de manifestants ont été blessés en conséquence de la répression policière envers la marche.

Entre temps, le Movimiento de Rescate Nacional (Mouvement de Libération Nationale) costaricain a dénoncé que l’acquisition de la dette par le FMI à hauteur de plus de 1,750 millions de dollars aurait pour conséquence l’augmentation des impôts du fait, entre autres, de la possible privatisation d’entreprises publiques.

Les manifestants ont aussitôt demandé au Gouvernement qu’il abandonne tout pacte avec le FMI, et ont émis une série de conditions pour établir un dialogue entre le pouvoir exécutif et les dirigeants des mobilisations sociales.

Pour autant, Quesada a menacé les manifestants de faire usage de la force publique afin qu’ils lèvent la protestation et l’occupation pacifique des rues principales.

« Manifester est légitime. Mais bloquer des rues c’est restreindre la liberté d’autrui. Je demande aux manifestants de bonne foi d’abandonner les blocus et de dialoguer, afin que les forces publiques reprennent leur travail envers la délinquance organisée. Avec prudence et intelligence nous nous en sortirons. » a exprimé Quesada sur son compte Twitter.

Par ailleurs, l’ex-candidat présidentiel et ex-député José Miguel Corrales, a annoncé que les manifestations vont s’assouplir avec l’objectif de générer les conditions matérielles pour un possible dialogue avec le pouvoir en place.

« Le mouvement continue avec ces quelques avertissements. Nous allons voir s’il est possible de se flexibiliser afin que la population qui ne se sent pas concerné ne s’en trouve pas affectée » ; a affirmé Corrales.

Source: TeleSur

Traduction: Fal33

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