La répression envers les manifestants augmente à Santiago, Chili

D’après des porte-paroles de la protestation,  il pourrait s’agir de la manifestation la plus importante depuis le début de la quarantaine.

Des milliers de manifestants ont été réprimés par les autorités policières du Chili alors qu’ils occupaient l’ancienne Place Italia, rebaptisée Plaza Dignidad (Place Dignité), à Santiago (Chili), afin de protester contre l’agression commise par un membre des forces armées envers un jeune mineur qui a été jeté dans le fleuve Mapocho, situé sous le pont Pio Nono de la capitale.

La manifestation s’est prolongée jusque sur l’Avenue Alameda avant d’être dispersée par des gaz lacrymogènes lancés par les troupes du corps policier chilien et soutenu par des canons à eau.

Selon des portes-parole de la manifestation et des représentants d’organisation politiques présentes, il pourrait s’agir de la protestation réalisée à Santiago accueillant le plus de participants depuis le début de la quarantaine.

Cette fois, la manifestation était aussi motivée par l’approche du premier anniversaire du soulèvement populaire chilien, qui débutait le 18 octobre 2019 jusqu’en mars 2020.

Du fait que la rébellion chilienne de l’an passé a démarré un vendredi, ce jour de la semaine a été choisi comme moment d’appel à la mobilisation depuis le 11 septembre dernier, afin que les mouvements sociaux et les partis politiques de gauche appellent à manifester sur la Plaza Dignidad.

Ces manifestations surviennent à moins d’un mois du plébiscite qui aura lieu le 25 octobre de cette année, par lequel la citoyenneté chilienne décidera si une nouvelle Constitution est nécessaire ou non pour le pays.

Le plébiscite décidera aussi de la modalité par laquelle sera rédiger la Charte Générale, s’il s’agit d’une Convention Mixte Constitutionnelle, laquelle serait composée de citoyens élus et de législateurs, ou d’une Convention Constitutionnelle, composée seulement de fonctionnaires.

Néanmoins, une autre revendication s’est faite entendre, celle d’une dite Assemblée Constituante Libre et Souveraine, sans la présence des deux partis traditionnels, dans laquelle les mouvements sociaux ainsi qu’une ample représentation des citoyens rédigeraient une Charte Générale plus radicale.

Source : TeleSur 

Traduction : Fal33

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