Groupe de Lima: l’Argentine se rebelle

22 août 2020

Devant le groupe de Lima, le gouvernement de la République d’Argentine s’est exprimé cette semaine en soutien au processus d’élections législatives organisé par le Venezuela comme étant la seule façon de régler les différends politiques.

C’est ainsi que s’est exprimé au nom du gouvernement d’Alberto Fernandez le vice-chancelier argentin, Pablo Tettamanti, lors d’une réunion le 14 août dernier.

Dans un communiqué, le Ministère des Affaires étrangères, du Commerce international et du Culte argentin indique que lors de la vidéoconférence « la délégation argentine a souligné qu’elle ne partage pas la décision du groupe de partis politiques qui ont exprimé leur volonté de ne pas participer aux élections législatives de décembre prochain et appellent à l’abstention ».

    Le ministère argentin des affaires étrangères a souligné aujourd’hui, lors de la réunion du groupe de Lima, que la voie électorale et la participation de toutes les parties est la seule façon d’établir une voie consensuelle au Venezuela. https://t.co/2fQLe8ZRzB

    – Chancellerie argentine 🇦 🇦 (@CancilleriaARG) 14 août 2020

« La démocratie implique une activité politique et le respect des électeurs », a déclaré le vice-ministre Tettamanti. Le gouvernement argentin soutient que la non-participation aux élections approfondit les fractures politiques et sociales et marginalise des secteurs importants de la population.

Le diplomate a ajouté que « ni le Groupe de Lima ni d’autres États ou groupes d’États ne peuvent dire à un Vénézuélien de l’étranger, qu’il soit enclin à voter pour l’opposition ou en faveur du gouvernement actuel, que son vote n’en vaut pas la peine ».

Parmi les points qu’il a présentés au Groupe de Lima sur la situation au Venezuela, le gouvernement d’Alberto Fernández a estimé qu’il était contradictoire qu’une partie de l’opposition vénézuélienne défende « un prétendu gouvernement de transition » et qu’elle ignore l’importance de respecter les dispositions de la Constitution de la République bolivarienne du Venezuela.

                                                                                                     Alberto Fernandez

L’Argentine rejette le terrorisme

D’autre part, le communiqué de la chancellerie argentine « marque également sa préoccupation pour les organes de presse qui spéculent avec des campagnes d’embauche de mercenaires ».

De même, il fait référence à l’absence d’action de la part du groupe dit de Lima ; de collaborer avec l’objectif de faire en sorte que les élections législatives au Venezuela se déroulent en bonne et due forme.

Quant aux actions d’ingérence et de pression dénoncées par le Venezuela, le texte souligne que « il serait inacceptable de feindre que des progrès sont réalisés dans les processus visant à renforcer les institutions démocratiques tout en ne montrant qu’une volonté de discuter de la levée des sanctions économiques que, par ailleurs, l’Argentine a toujours considérées comme répréhensibles ».

Par l’intermédiaire de son vice-chancelier, Pablo Tettamanti, l’Argentine s’est opposée à l’avertissement du groupe de Lima, lancé depuis l’étranger, selon lequel les élections législatives vénézuéliennes de décembre ne fonctionneront pas. « La démocratie implique une activité politique ».

    – Giancarlo Di Martino (@gcdimartino) 17 août 2020

Le Venezuela a dénoncé l’action du « groupe Lima » ; comme une sorte de cartel qui sert de bras de la politique étrangère américaine contre le Venezuela.

Après les quatre années de gouvernement néolibéral de Mauricio Macri, avec le triomphe d’Alberto Fernandez, l’Argentine marque la différence en établissant des positions respectueuses de la démocratie et de la souveraineté, au milieu des attaques des courants de droite qui prédominent au sein du groupe.

Lors de la vidéoconférence du 14 août, le président colombien Ivan Duque a insisté sur ses accusations contre le gouvernement bolivarien en le qualifiant de « dictature » et en attaquant le processus électoral, appelé par les autorités électorales après des mois de dialogue entre différents secteurs politiques au Venezuela.

Ce qu’au Venezuela nous devons rechercher, c’est qu’il soit mis fin à la dictature, la formation d’un gouvernement de transition, la convocation d’élections propres et transparentes, et le début d’un processus de réactivation économique et sociale pour sortir le pays de la crise. #GrupoDeLima pic.twitter.com/UlRfquYAgZ

    – Ivan Duque 🇨 🇴 (@IvanDuque) 14 août 2020

Source : https://redradiove.com/ Traduction : Venesol

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