Un nouveau viol d’une jeune fille indigène révélé dans la province du Cesar, en Colombie

Publié le 15 juillet 2020

A mineure aurait été violée pendant au moins deux ans alors qu’elle travaillait dans les champs.

L’Asociación Indígena Kankuamos Unidos de la Sierra Nevada de Santa Marta a rapporté qu’au moins six hommes avaient abusé sexuellement d’une jeune fille de 12 ans lors d’événements qui ont eu lieu dans le village de El Mojao, dans la juridiction de Valledupar.

Selon l’organisation, la jeune fille est actuellement enceinte comme conséquence du viol. “Les parents de la jeune fille ont informé les autorités indigènes du Resguardo, mais plus de 15 jours se sont écoulés sans qu’une enquête ne soit ouverte”, a déclaré l’association.

“Les parents de l’enfant ont demandé le soutien des membres de l’association indigène Kankuamos Unidos, qui ont immédiatement effectué le transfert à Valledupar, afin d’informer les autorités correspondantes des faits et ainsi d’initier les enquêtes nécessaires”, ont-ils déclaré.

Ils ont également souligné que les membres de l’organisation indigène ont entamé un parcours avec l’Institut colombien du bien-être familial (ICBF), qui a commencé au domicile des plaignants qui ont fini par être accusés.

Dans sa déclaration, l’association indigène explique que pendant que les parents portaient plainte, l’ICBF a trouvé les mineurs, dont la fille maltraitée, dans des conditions de pauvreté précaires. Les enfants ont été laissés à la disposition de l’agence d’État en attendant le réseau familial.

Le secrétaire général du peuple Kankuamo, Iván Lúquez, a déclaré que l’affaire avait été portée à l’attention du ministère public afin qu’il puisse clarifier les faits et trouver les responsables. “Nous rejetons ce fait et demandons aux autorités des résultats”, a-t-il déclaré.

“L’association Kankuamos Unidos de la Sierra Nevada de Santa Marta continuera à travailler à la défense des droits des populations indigènes, en particulier de leurs enfants. Nous exigeons de l’Organisation indigène Kankuama des politiques pour les enfants et les adolescents”, indique la déclaration.

Le document appelle également à “des programmes d’éducation sexuelle et de prévention des abus sexuels, avec une composante de principes et de valeurs, sur le territoire de la réserve indigène Kankuamo, afin de sauvegarder les droits des mineurs et d’éviter d’autres viols comme celles qui ont eu lieu dans les communautés de Guatapurí, Chemesquemena, Atánquez, Pontón, Ramalito et El Mojao”.

Ces dernières semaines, plusieurs actes d’abus sexuels contre des enfants indigènes ont été signalés en Colombie, impliquant des membres d’institutions armées.

Source teleSUR

Traduction FAL 33

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