Cuba rejette la manœuvre anti-vénézuélienne au Conseil des Droits de l’Homme

Suisse, 16 juillet (Prensa Latina) Cuba a rejeté aujourd’hui une nouvelle manœuvre au Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies contre le Venezuela, pays auquel elle a réaffirmé sa solidarité ferme et invariable.

‘Nous rejetons les intentions de certains d’utiliser ce Conseil et les mécanismes des droits de l’Homme pour promouvoir la guerre non conventionnelle contre le Venezuela’, a souligné la diplomate cubaine Lisandra Astiasarán, dans un dialogue interactif autour du rapport de la Haute-Commissaire aux droits de l’Homme sur la nation sud-américaine, texte condamné par Caracas.

La conseillère de la Mission permanente de l’île auprès de l’ONU dans cette ville suisse a souligné la campagne de diabolisation politique et médiatique sans précédent menée par les États-Unis pour justifier une intervention militaire dans le pays sud-américain.

Selon Astiasarán, la croisade anti-vénézuélienne vise à dissimuler des actions criminelles, comme le blocage de milliards de dollars dans les banques de pays tiers, le vol des revenus de la vente de pétrole et d’autres produits qui visent à causer des dommages humanitaires et des privations à des personnes innocentes.

Il est honteux que cette situation soit ignorée ou minimisée par les mécanismes de ce Conseil, en particulier dans la conjoncture actuelle du Covid-19, a-t-elle souligné.

La représentante cubaine a averti que l’intention de Washington et de ceux qui jouent son jeu est claire : « Vaincre la volonté politique et la souveraineté d’un peuple qui ne cède pas par les manques d´approvisionnements et les privations ».

Astiasarán a insisté sur le fait que le forum organisé ici constitue un nouveau pari pour l’ingérence et les motivations politiques.

Nous demandons le respect du droit légitime du peuple vénézuélien de continuer à construire son modèle social et reconnaissons les efforts déployés par le gouvernement pour faire prévaloir la compréhension et la paix, a-t-elle exposé lors de l’avant-dernière journée de la 44e session ordinaire du Conseil des Droits de l’Homme débutée le 30 juin dernier.

Lors de l’événement, l’ambassadeur du Venezuela, Jorge Valero, a rejeté le rapport rédigé sans le consentement d’un gouvernement légitime et avec l’accord d’un petit groupe de pays membres du Conseil, qu’il a par ailleurs accusés d´être au cœur de nombreux dossiers de violations graves des droits de l’Homme.

Les représentants de la Russie, de la Chine et d’autres nations ont également remis en question la politisation de la question des droits de l’Homme et ont appelé à la fin des sanctions unilatérales, alors que l’Union Européenne et plusieurs de ses membres se sont joints aux attaques contre Caracas.

Source : Prensa Latina