Des organisations sociales dénoncent des exécutions extrajudiciaires au Salvador

Les armes non létales pourraient aider à diminuer les indices des exécutions extrajudiciaires I Foto: Diario Colatino

La déléguée de l’Organisation des « Mujeres Salvadoreñas por la Paz » (Femmes salvadoriennes pour la paix) appelle à « éviter le recours à la force armée ».

Mercredi dernier, la filiale salvadorienne de la Fondation pour « la procédure officielle » a réalisé un séminaire virtuel où a été abordé la situation actuelle d’exécutions extrajudiciaires au Honduras, arrivant à la conclusion que ce type de meurtre hors-la-loi existent toujours au Salvador.

L’organisation des femmes salvadoriennes pour la paix (Ormusa), le Centre pour la justice et le droit (Cejil), l’Open Society Justice Initiative (OSJI), le Laboratoire d’analyse de la violence de l’Université de l’État de Rio de Janeiro (LAV-UER) et le Haut-Commissariat aux droits de l’homme d’Oacnudh ont participé à cet événement virtuel.

La déléguée d’Ormusa, Silvia Juarez, a présenté un rapport qui reflète qualitativement et quantitativement la réalité à laquelle le Salvador est confronté en termes d’exécutions extrajudiciaires. « Il faut éviter le recours aux forces armées », a conclu M. Juarez.

La représentante de Cejil, Claudia Paz, a dénoncé que la faiblesse des lois appliquées aux agents des forces de l’ordre salvadorien qui commettent des exécutions extrajudiciaires « envoi un message fort et sévère pour que ces événements se produisent ».  

Paz a également déclaré qu’il est de pratique courante de maintenir en dehors de la loi les emplois des officiers impliqués dans cette activité illégale et même de cacher les noms des membres des forces de l’ordre qui sont impliqués dans ces décès.

« Le manque de disponibilité des armes non-létales contribue à augmenter la mortalité des policiers », a fait valoir Emiliano Rojido, membre de la LAV-UER.

FESPAD – Fundación de Estudios para la Aplicación del Derecho était en direct

Rojido a ajouté que les institutions policières ont tendance à tenir pour responsables les agents qui commettent des exécutions extrajudiciaires, évitant ainsi la possibilité de poursuites, ce qui permet à ces entités de continuer à commettre de tels actes illégaux.

La commissaire de l’ohchr au Mexique, Ina Zoon, a recommandé de quantifier la létalité policière, c’est-à-dire de calculer le taux de décès de civils et de policiers tués lors de chaque confrontation armée.

Source : TeleSur
Traduction : Fal33