Assassinat du fils d’un gardien indigène colombien

Indigènes et leaders sociaux colombiens réalisent une Marche pour la Dignité, qui prévoit d’arriver ce jeudi à Bogota. | Foto: EFE

Selon les organisations humanitaires, au moins 550 leaders sociaux ont été assassinés en 2020, parmi eux, 45 indigènes.

Le sénateur colombien Feliciano Valencia a dénoncé l’assassinat du fil d’un gardien indigène, qui a eu lieu ce mercredi dans la municipalité de Toribío, département du Cauca, dans le Sud-Ouest du pays sud-américain.

Sur son compte Twitter, le congressiste et indigène Nasa a rapporté que « aujourd’hui à 19h a été assassiné le fils d’un gardien indigène à Totibío. La tuerie ne cesse pas dans le Cauca »

Le journaliste colombien Carlos Cerón, de son côté nous informe que « dans les dernières heures Daniel Steven Medina, 21 ans, a été assassiné par balle dans le cimetière de Toribío ».
« Selon le sénateur @FelicianoValen, c’était l’enfant d’un membre de la Garde Indigène », ajouta Cerón dans un tweet.

Des centaines de paysans, travailleurs, étudiants et afrodescendants participent depuis le 25 juin à la « Marche pour la dignité », qui a débuté dans la ville de Popayán et qui doit arriver ce jeudi à Bogota, la capitale du pays sud-américain.

L’objectif de la marche est d’envoyer un message de rejet aux politiques du Gouvernement du présent Iván Duque et d’exiger qu’il cesse les assassinats de leaders sociaux en Colombie.

Selon les chiffres des diverses organisations qui défendent les droits humains, au moins 550 leaders sociaux ont été assassinés depuis le début de l’année, 45 étaient indigènes, comme l’a rappelé le correspondant de teleSUR en Colombie, Hernán Tobar.

Source : TeleSur
Traduction : Fal33