En photos : l’uruguayen Pablo Albarenga élu “photographe de l’année” par Sony

Photo : PABLO ALBARENGA

L’urugayen Pablo Albarenga a été élu “photographe de l’année” dans Sony World PhotographyAwards
2020, qui a reçu plus de 345000photos de 203 pays du monde.Son travail, a-t-il dit à BBC Mundo,
cherche à “rendre visible le lien entre leur territoire et ceux qui vivent en Amazonie”.

Les diptiques de Pablo Albarenga relatent la lutte de communautés indigènes de la forêt amazonienne
pour préserver leurs territoires de l’agro-industrie et de la déforestation . « En Amazonie,

vivent 30 millions de personnes, mais lorsque nous en parlons, nous parlons des arbres, de l’oxygène ,
des espèces à découvrir. Nous oublions les personnes. Ce travail cherche à mettre en évidence leur
relation avec le territoire et à la rendre tangible », a-t-il raconté à la BBC Mundo. Sur la photo : Nantu,
un jeune achuar d’Equateur qui dirige un projet de bateaux fluviaux à l’énergie solaire. Il veut que son
peuple cesse de dépendre de l’essence.

Tupi a été la première femme de sa communauté à déclarer avoir souffert de violence en tant que
femme. Ce fut le premier pas pour aborder la violence de genre dans son village, au bord de la rivière
Tapajos, en Amazonie brésilienne . “Les personnes que j’ai photogrphiées dans ce projet signifient
énormément pour moi”, dit Albarenga. “ Je leur dois une reconnaissance éternelle. Elles ont été de
grands maîtres et elles ont eu un impact très grand sur ma vie et sur ma façon de voir le monde.”

Pour beaucoup de femmes achuars, donner naissance est un sujet tabou. Quand le moment arrive, les
mères abandonnent leurs foyers et accouchent seules dans la forêt tropicale. Vero est une partie d’un
projet de suivi médical qui soutient les femmes pendant leur grossesse et après la naissance.
“l’Amérique Latine, de même que d’autres pays et continents colonnisés, a été racontée par l’exotisme et
à travers des regards étrangers” , dit le photographe . “Nous devons donner aux personnes la place qui
leur correspond”.

Joane dirige un groupe de jeunes pour défendre la forêt tropicale contre la contamination par le
plastique , dans son village, en basse Amazonie brésilienne . La pollution du plastique arrive à Suruaca
sous différentes formes, comme les emballages des aliments et des boissons ou les déchets jetés par le
dernier complexe touristique de l’autre côté de la rivière. Joane demande aux autorités de mettre en
place un système de collecte des déchets et qu’elles fassent la promotion du recyclage dans son village.
“Avoir gagné le prix du “photographe de l’année” est un beau prétexte pour mettre ces sujets sur la
table”, dit Albarenga.

Julian lutte pour protéger sa communauté de la menace de la déforestation qui affecte déjà ses voisins
shuar. “En ce moment, pendant que nous parlons, il y a des gens qui coupent des arbres et envahissent
des territoires. Il n’y a pas de quarantaine pour ce genre d’activités”, dit l’auteur de la photo.

“Nous, nous cherchons à tout comprendre selon notre façon de concevoir le monde et cela fait table rase

de tout ce qui est différent. C’est une forme de colonisation . Nous vivons dans une société malade,
gouvernée par une consommation excessive et inutile”, dit Albarenga. Sur la photo, un des leaders
achuar dans la communauté Sharamentsa, qui défend sa forêt tropicale en portant des projets en
collaboration avec des organisations exterieures.

Drica est la première femme élue comme coordinatrice du territoire de Quilombola. Elle représente les
cincq communautés qui vivent en Amazonie brésilienne . Un des défi qu’elle affronte, ce sont les
forestiers avides d’accords avec la communauté. Mais pour elle, l’enjeu le plus important est un grand
projet de barrage hydroélectrique qui probablement recevra le feu vert du gouvernement et qui, non
seulement détruira les alentours de la rivière, mais aussi déplacera les communautés hors de leur terre
natale. “Nous sommes en train de financer le génocide indigène au travers de la consommation, mais ces
nouvelles restent dans l’ombre d’autres plus grandes”, dit le photographe.

Ednei est unjeune leader indigène arapiun qui récemment s’est associé à la garde  de la Terre Indigène Maro, en Amazonie brésilienne. Ils font des tours de surveillance pour observer les foretiers illégaux et et les chasseurs braconniers qui volent sur leur terre sacrée. “Notre façon de penser l’Amazonie est très égoiste. Nous alimentons un système qui opprime beaucoup de gens pour le bénéfice de quelques uns “ , dit Albarenga.

Photos : PABLO ALBARENGA

https://lanuevaprensa.com.co/component/k2/en-fotos-el-uruguayo-pablo-albarenga-elegido-fotografo-del-ano-por-sony

Voir : https://www.worldphoto.org/blogs/09-06-20/winners-sony-world-photography-awards-2020-announced

Traduction : FAL33