PIÑERA TENTE DE FAIRE PASSER EN DOUCE UNE LOI POUR NEUTRALISER LA CONTESTATION SOCIALE.

DES MANIFESTANTS BRANDISSENT UN MONTAGE DU PORTRAIT D'AUGUSTO PINOCHET ET DE SEBASTIAN PINERA LORS D'UNE MARCHE À SANTIAGO LE 23 OCTOBRE 2019. PHOTO PABLO VERA. AFP

Avec la « nouvelle loi sur le renseignement », Piñera tente de faire passer en douce une loi pour neutraliser la contestation sociale. 

Dans une démarche typique qui dénote son statut de tricheur, opportuniste et profiteur, et qui révèle à la fois ses priorités, Piñera, bénéficiant du fait que tout le pays est bouleversé par la pandémie, propose avec une soudaine urgence une loi sur le renseignement, qui consacre une surveillance de l’État et des forces armées dont même les tristement célèbres DINA et CNI n’avaient pas pu jouir.

« PIÑERA PUE LA DICTATURE »

L‘alarme a été donnée par le maire de Recoleta, Daniel Jadue, sur ses réseaux sociaux.

 

«Ils nous font passer des vessies pour des lanternes : en pleine pandémie et alors que la plupart d’entre nous sont préoccupés par la santé de nos compatriotes, le gouvernement veut plus de pouvoirs pour criminaliser les mouvements sociaux. Aujourd’hui, pourrait être votée la loi sur le renseignement de @sebastianpinera lui permettant d’utiliser les forces armées contre des groupes nationaux que le président considère comme une menace. C’est le retour de la figure de l’ennemi intérieur par laquelle les droits de l’homme ont été systématiquement violés pendant la dictature. Le Sénat l’a approuvée à l’unanimité. Je lance un appel urgent aux députés: pour le plus grand bien du Chili, le Congrès doit le rejeter aujourd’hui #defendamoslademocracia», a-t-il écrit sur son profil Facebook.

Source : SIGLO XXI