La Banque d’Angleterre et l’or du Venezuela

Lorsque la crise du Covid-19 a éclaté en Amérique latine, le gouvernement vénézuélien a demandé une aide de 5 milliards de dollars au FMI. Cette demande a été refusée en moins de 24 heures, sans même que soit pris le temps de procéder à une évaluation. Une semaine plus tard, le même FMI a annoncé un programme d’aide pour les « nations pauvres », dont il a exclu le Venezuela.

Le 20 mai, les autorités vénézuéliennes ont entamé un procès contre la Banque d’Angleterre, qui refuse de transférer les réserves d’or du Venezuela dont elle a la garde. Le Venezuela, qui souffre de multiples embargos, de sanctions et de blocus, a besoin d’argent pour faire face à l’épidémie. La « vieille dame anglaise » prétend refuser de remettre ce qui ne lui appartient pas, au prétexte que le gouvernement vénézuélien n’est pas reconnu par soixante États. La réponse met en lumière la motivation ou l’étendue du mépris de la légitimité du gouvernement Maduro : plusieurs milliards de livres sterling en or. La piraterie britannique fréquemment dénoncée en Amérique du Sud reçoit une nouvelle confirmation, même si la « vieille Albion » a perdu presque tous ses cheveux, car même la City de Londres est un marché dominé par les banques et les fonds américains.

Pour contourner ce blocus, le gouvernement de Maduro a proposé que les 930 millions de livres qu’il réclamait soient transférés au Programme des Nations unies pour le développement, qui serait chargé de superviser l’utilisation de cet argent pour lutter contre le coronavirus. L’ONU avait déjà déclaré que le Venezuela était une « priorité » dans la lutte contre la pandémie. Le Venezuela a maintenant entamé une action en justice devant la Haute Cour du Royaume-Uni en raison de l’absence de réponse à sa demande.

Plus la situation d’un peuple est dramatique plus encore le capitalisme révèle sa nature criminelle.

Jorge Altamira

Source : Venesol
Source en espagnol : https://politicaobrera.com/
Traduction : Venesol