L´ELN déclare un cessez-le-feu unilatéral en Colombie

Source : Prensa Latina

La guérilla de l´Armée de Libération Nationale (ELN) a déclaré hier un cessez-le-feu unilatéral en Colombie, le qualifiant de geste humanitaire envers le peuple dans le cadre de l’urgence sanitaire provoquée par le Covid-19.

Le cessez-le-feu (du 1er au 30 avril prochain) est actif mais nous nous réservons le droit de nous défendre face aux attaques menées par les forces gouvernementales, composées de troupes régulières, de paramilitaires et de groupes de trafiquants de drogue, dans plusieurs régions du pays, a précisé l´ELN dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux.

Elle a également demandé au Gouvernement d’ordonner le cantonnement de ses troupes et de mettre fin aux persécutions contre la population et aux assassinats de dirigeants et de militants sociaux.

Au cours de ce mois de cessation unilatérale, nous convoquons le Gouvernement d´Ivan Duque à rencontrer notre délégation de dialogue à La Havane pour conclure un cessez-le-feu bilatéral et temporaire. Pour ces démarches, la présence des pays garants est souhaitable, a déclaré l’ELN.

Le 28 mars dernier, le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en Colombie, Carlos Ruiz Massieu, a appelé à l’approfondissement du dialogue et de la réconciliation.

Il est temps d’approfondir le dialogue et la réconciliation à tous les niveaux et d’aider les communautés les plus vulnérables qui ont été les principales victimes du conflit (armé) et qui pourraient être victimes de cette pandémie, si nous n’agissons pas dans le même sens collectif, comme une même humanité, a-t-il exprimé dans une déclaration.

Ruiz Massieu a souligné que cette maladie est le plus grand défi auquel l’humanité ait été confrontée dans son histoire récente et qu’il est clair que la seule façon de l’affronter passe par l’union, tant entre les pays qu’à l’intérieur de ceux-ci.

Elle ne distingue pas la race, les frontières, le statut social, ni les idéologies politiques. C’est pourquoi, aujourd’hui plus que jamais, il est temps que la violence et le conflit cèdent la place à l’union et à la solidarité, a-t-il affirmé.

Source : Prensa Latina